L'objectif de ces travaux était de restaurer le fonctionnement naturel de la rivière, d'améliorer les habitats aquatiques et de réduire la vulnérabilité du site face aux inondations, tout en conciliant les enjeux environnementaux et les activités touristiques. L'inauguration s'est déroulée sur la plage de Saint-Hilarin en présence des élus, des techniciens du syndicat mixte, de la Com'com, de l'agence de l'eau Adour Garonne, de l'office de la biodiversité, des entreprises participantes et des riverains.
Thierry Solier, président du syndicat mixte, a souligné que "Ce projet illustre l'importance d'une action collective et de long terme pour adapter nos territoires aux évolutions climatiques tout en préservant la biodiversité".
Le site présentait des traces d'extractions de graviers datant des années 1950 à 1990, qui avaient modifié le fonctionnement du Tarn. Le creusement du lit, l'artificialisation des berges et la présence de remblais avaient limité la mobilité naturelle de la rivière, fragilisé les équilibres écologiques et accentué le risque d'inondation pour le camping voisin.
Les travaux ont inclus la restauration des berges sur 550 mètres, le retrait d'aménagements et de matériaux inadaptés, la restauration du lit avec recharge en graviers, la renaturation du site par des plantations, et la réduction de la vulnérabilité aux inondations. Au total, 1,3 kilomètre de rivière a été concerné, avec le déplacement d'environ 20 500 m³ de matériaux.
Pour concilier restauration écologique et tourisme, une dizaine d'emplacements de camping situés en bordure immédiate du Tarn ont été supprimés et relocalisés. Des parcelles ont également été acquises pour créer plus de 8 000 m² d'espaces publics en bordure de rivière, incluant des zones de baignade et de détente. Le maire de Rivière-sur-Tarn, Christophe Carrat, a indiqué que des activités sont en cours d'installation à proximité.
Le projet, initié par la Communauté de communes Millau Grands Causses et repris par le Syndicat Tarn-amont en 2018, a nécessité plusieurs années d'études, d'acquisitions foncières et de concertation. Le coût total s'élève à près de 1,4 millions € HT, financé par l'Agence de l'eau Adour-Garonne (876 800 €), la Région Occitanie (385 910 €) et le Département de l'Aveyron (18 018 €). Le Syndicat Tarn-amont a contribué à hauteur de 300 000 € via la taxe GEMAPI.




