Sécurisation de l'eau : le Gers appelle à une mobilisation collective

Face à la sécheresse historique, l'Assemblée départementale adopte un vœu pour garantir l'approvisionnement en eau potable et développer des solutions de stockage.

Image générique: des vignes et un village au loin sous un ciel bleu.
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Image générique: des vignes et un village au loin sous un ciel bleu.

Face à une sécheresse historique et à la baisse préoccupante des débits des cours d’eau, les élus du Département du Gers ont adopté à l’unanimité un vœu demandant des mesures concrètes pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable du territoire.

Réunis en Commission Permanente le 16 octobre 2026, les élus du Département du Gers ont adopté un vœu réclamant une politique de sécurisation de la ressource en eau. La situation actuelle, marquée par une sécheresse historique au printemps et à l'été 2026 et un début d'automne inquiétant, a entraîné une baisse inédite des débits des cours d’eau. Des restrictions d'usage de l'eau potable sont en vigueur dans tout le département depuis le 6 juillet, date du passage en alerte puis en crise des systèmes Neste et Adour. La menace de ne plus être alimenté en eau potable d'ici à la mi-novembre est jugée crédible par les élus.
Cette situation révèle la vulnérabilité du territoire, dont plus des deux tiers de l'eau potable proviennent de prélèvements en cours d'eau réalimentés par les systèmes Neste et Adour, situés hors du département. Face à l'évolution durable du climat, l'Assemblée départementale estime nécessaire de combiner les économies d'eau, la lutte contre les fuites, le renouvellement des réseaux et la restauration des milieux naturels avec des solutions de conservation de l'eau.
Le vœu appelle à faire de la sécurisation de l'alimentation en eau potable du Gers une priorité absolue, en demandant le maintien des ressources réalimentées de la Neste et de l'Adour, le développement de l'interconnexion des réseaux et la diversification des ressources. L'Assemblée départementale défend également le besoin de stockage de l'eau pour divers usages (potable, agriculture, industrie, milieux aquatiques, lutte incendie), proposant des solutions comme les retenues collinaires, la réhabilitation d'ouvrages existants, la recharge des nappes ou la réutilisation des eaux usées traitées.
Les élus demandent également à l'État et aux institutions concernées d'engager une évolution du cadre réglementaire et de recourir à des procédures d'urgence pour réduire les délais de réalisation des ouvrages de stockage, dans le respect des enjeux environnementaux.
Le vœu souligne la nécessité de renforcer la concertation entre les acteurs de l'eau et demande la levée du moratoire du Gouvernement sur les décisions liées à l'eau dans le cadre du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE). Les moyens financiers de l'État et de l'Agence de l'eau doivent être à la hauteur des enjeux pour accompagner les collectivités dans la création d'ouvrages de stockage, la modernisation des réseaux et la restauration de la ressource. Le Département souhaite être pleinement associé à la gouvernance de la politique de l'eau.
Pour le Département, l'enjeu est d'anticiper les tensions futures et d'agir collectivement pour préserver l'accès à l'eau, ressource vitale pour les habitants, les activités économiques et agricoles, et les milieux naturels du Gers.
Information rédigée à partir de la source officielle : Conseil départemental du Gers (19/10/2026)