Virus Shamonda-Europe détecté dans le Gers : appel à la vigilance des éleveurs

Aucun danger pour l'homme ni abattage imposé, mais des risques financiers liés à la reproduction bovine.

Image d'une vache dans une ferme d'Occitanie, avec un éclairage doux.
IA

Image d'une vache dans une ferme d'Occitanie, avec un éclairage doux.

Le virus Shamonda-Europe (SHAV) est désormais présent dans le Gers, entraînant un appel à une vigilance renforcée des éleveurs bovins et ovins.

Le virus Shamonda-Europe (SHAV) circule désormais dans le département du Gers. La Chambre d'agriculture appelle à une vigilance accrue des troupeaux, soulignant un risque de perte financière lié à l'impact sur la reproduction. Il est précisé que la maladie n'est pas réglementée, ne présente aucun danger de transmission à l'homme et n'impose aucun abattage en cas d'infection.
Chez les bovins adultes, les symptômes discrets de la première phase incluent diarrhée, fièvre, abattement et une baisse parfois importante de la production laitière. Une seconde phase, survenant des semaines ou mois après la circulation du virus chez les vaches gestantes, peut entraîner des avortements et des malformations congénitales des veaux.
La transmission s'effectue par la piqûre de moucherons du genre Culicoïdes, les mêmes vecteurs que pour la FCO et la MHE, ainsi que par transmission verticale de la mère à sa descendance pendant la gestation.
Les éleveurs sont invités à être particulièrement attentifs aux avortements, même isolés, aux retours en chaleur ou baisses de fertilité inhabituels, aux veaux mort-nés, prématurés ou malformés, ainsi qu'aux épisodes associant diarrhée, fièvre, abattement et/ou baisse de lait.
À ce jour, il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique contre le Shamonda. Les préventions et recommandations visent donc à protéger les troupeaux contre les insectes vecteurs. Cela inclut l'élimination des sites de ponte comme les effluents liquides et les zones d'eau stagnante, ainsi que la désinsectisation des moyens de transport.
Il est conseillé de contacter son vétérinaire en cas d'apparition des symptômes aigus (baisse de production laitière, fièvre, diarrhée) et de suivre les éventuels impacts à moyen ou long terme sur la reproduction. Les veaux nouveau-nés présentant des signes cliniques doivent également être examinés. En cas d'avortement ou de doute, il est impératif de contacter son vétérinaire.
Information rédigée à partir de la source officielle : Chambre d'agriculture - Gers (30/09/2026)