Après 237 jours passés en impesanteur, le retour sur Terre de l'astronaute française Sophie Adenot a été une expérience éprouvante. La rentrée atmosphérique à bord de la capsule Dragon a été marquée par des accélérations intenses et une coupure radio due au plasma ionisant. « On a l’impression vraiment qu’il y a un éléphant qui s’assoit sur le haut du corps », a-t-elle décrit, luttant pour respirer.
Malgré une pratique du yoga pour se concentrer sur sa physiologie, la sensation de poids retrouvé à l'atterrissage a été saisissante. « La première chose que j’ai dite : ‘Renvoyez-moi dans l’espace là’ », a-t-elle confié. Elle a également souligné que l'humanité n'était « pas prête » pour aller sur Mars, pointant du doigt les défis physiologiques tels que l'intolérance orthostatique et la perturbation du système vestibulaire.
Les premières analyses de Sophie Adenot sont pourtant « absolument époustouflantes ». Contrairement aux attentes, elle n'a subi aucune perte de masse musculaire ou de densité osseuse, et a même constaté une augmentation dans certaines zones. Ce résultat inédit est attribué à une méthode rigoureuse axée sur un sommeil réparateur, une nutrition soignée et une routine sportive intensive, dépassant les recommandations médicales.
Son programme actuel de réhabilitation physique et de débriefing scientifique s'étalera sur six mois à un an. Elle a tenu à communiquer avec transparence sur ses difficultés, partageant « les moments difficiles comme les moments de joie ». Elle a déjà recouvré une bonne partie de ses capacités et poursuit son programme de reconditionnement.
L'astronaute est également revenue sur ses trois sorties extravéhiculaires, décrivant l'émerveillement de voir la Terre depuis l'espace, malgré les défis techniques et la nécessité d'une préparation mentale intensive pour éviter le vertige.




