Le maire, Jean-Luc Bris, entouré d'élus et de nombreux habitants, a pris la parole pour dénoncer fermement l'attentat raciste commis à Trappes et à La Verrière, exprimant la solidarité de la ville envers les victimes et leurs proches. Il a souligné que le silence face à de tels actes serait une faute, car ils attaquent les fondements mêmes de la République et de ses valeurs.
Face à l'horreur, Jean-Luc Bris a insisté sur le fait que l'indignation ne suffit pas et a appelé à dénoncer la banalisation des discours de haine, affirmant que la violence commence par les mots. Il a critiqué la présentation de l'étranger, de l'immigré, du Noir, du Juif, de l'Arabe ou du musulman comme une menace, et le fantasme du « grand remplacement », qui nourrissent les préjugés et autorisent la violence.
Le maire a rappelé que les crimes et délits racistes, xénophobes ou antireligieux sont en hausse, citant des statistiques du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure. Il a appelé à un combat culturel, dénonçant les « machines de propagande réactionnaire » médiatiques qui saturent le « sens commun » et armeraient les fanatiques. Il a tenu pour responsables ceux qui exercent des responsabilités politiques ou médiatiques dans l'installation de ce climat de suspicion.
La République, a-t-il rappelé, se défend en faisant vivre la liberté, l'égalité et la fraternité. Face à ceux qui veulent diviser, le rassemblement témoigne de l'unité de la ville.
“"La République ne se défend pas en désignant des ennemis parmi ses propres enfants. Elle se défend en faisant vivre, chaque jour, la liberté, l’égalité et la fraternité."
Un hommage a également été rendu aux victimes, rappelant que le racisme fait du mal et provoque tristesse et peur. L'injustice et les inégalités ont été dénoncées, interrogeant pourquoi certains adultes choisissent la violence plutôt que le dialogue. L'importance du rôle de chacun pour construire un monde où chacun peut vivre librement, sans peur d'être différent, a été soulignée. La différence ne devrait jamais être une raison de se détester, mais une occasion d'apprendre à se connaître.




