Dans un contexte où la mort est souvent un sujet évité, la Maison des Sciences de l'Homme et de la Société de Toulouse (MSHS-T), en partenariat avec le Pôle Funéraire Toulouse Métropole, organise un cycle de trois « Cafés Mortels ». Ces rencontres visent à créer un espace de discussion ouvert et convivial pour mieux comprendre les représentations, les attentes et les pratiques liées à la mort et au deuil, tout en explorant de nouvelles manières de vivre et d'accompagner les derniers moments.
Inspiré par le sociologue suisse Bernard Crettaz, le concept des « cafés mortels » est né en Suisse au début des années 2000. L'objectif n'est ni thérapeutique ni religieux, mais social : réintroduire la mort dans la conversation quotidienne, désacraliser le sujet et rompre l'isolement des personnes confrontées au deuil. Ce projet s'inscrit dans le cadre du programme CODE.MO Le Commun des Mortels, financé par l'appel à projets exploratoires 2025 (APEX) de la MSHS-T.
Le premier café, intitulé « Prendre soin du défunt », aura lieu le jeudi 1er octobre 2026, de 18h30 à 20h30 au Pôle Funéraire Toulouse Sud (12, Avenue de Gameville, Toulouse). Il comprendra une mini-conférence sur la présentation du défunt et une table ronde sur la signification de prendre soin d'un défunt, avec la participation de Céline Caumon, Jérémie Elalouf, Mathieu Touzeil-Divina et Axelle Dunet, responsable du Pôle Funéraire Toulouse Métropole.
Le deuxième rendez-vous, « Les coulisses du funéraire », est prévu le jeudi 15 octobre 2026, aux mêmes horaires. Il explorera le parcours invisible du décès aux obsèques. Enfin, le troisième café, « Personnaliser les adieux », se tiendra le jeudi 12 novembre 2026, abordant le design de l'adieu et les limites de la personnalisation.
Ces rencontres sont gratuites et ouvertes à toute personne intéressée, sur inscription en ligne dans la limite des places disponibles. Elles sont le fruit d'un partenariat entre le Pôle Funéraire Toulouse Métropole, le laboratoire LARA-SEPPIA et la plateforme Pi-CDM de l'Université Toulouse – Jean Jaurès, ainsi que la Commission Science et Société de la MSHS-T.




