Le projet RudraLeT-Nano vise à trouver de nouveaux traitements contre la leishmaniose

Une collaboration transfrontalière entre la France et l'Espagne développe des candidats médicaments innovants grâce à la chimie et la nanotechnologie.

Image générique de produits chimiques colorés et de nanoparticules sous microscope, avec du matériel de laboratoire flou en arrière-plan.
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Image générique de produits chimiques colorés et de nanoparticules sous microscope, avec du matériel de laboratoire flou en arrière-plan.

Le projet transfrontalier RudraLeT-Nano, coordonné par le CNRS, vise à développer de nouveaux traitements contre la leishmaniose, une maladie tropicale négligée dont la répartition s'étend dans le pourtour méditerranéen.

Le projet RudraLeT-Nano, une initiative transfrontalière entre la France et l'Espagne, est piloté par le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Il rassemble des équipes de recherche de Toulouse, Barcelone et Pampelune. L'objectif est de lutter contre la leishmaniose, une maladie tropicale négligée qui touche particulièrement les régions d'Occitanie en France et de Catalogne en Espagne, zones où la distribution du vecteur s'élargit.
Face à des traitements actuels limités et aux effets secondaires importants, le projet poursuit un double objectif. Sur le plan social, il analyse les facteurs environnementaux, socio-économiques et de santé publique favorisant la maladie dans les régions frontalières. Il ambitionne également d'établir un dialogue continu entre scientifiques, professionnels de santé, grand public et agences gouvernementales.
Sur le plan scientifique, le projet se concentre sur la recherche de nouveaux candidats médicaments. La chimie médicale travaille sur de nouvelles familles de composés, dont une s'est déjà révélée très active. La biologie étudie leur mécanisme d'action et réalise des études in vivo. La nanomédecine explore l'utilisation de systèmes biocompatibles pour l'administration de nanotransporteurs.
Le projet, d'une durée de 36 mois, a débuté le 1er avril 2026 et se terminera le 1er avril 2029. Il est cofinancé à 65 % par l'Union Européenne via le programme Interreg VI-A España-Francia-Andorra (POCTEFA 2021-2027), visant à renforcer l'intégration économique et sociale de la zone frontalière.
Information rédigée à partir de la source officielle : LCC – Laboratoire de chimie de coordination (CNRS Toulouse) (27/10/2026)