L'équipement tant attendu d'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est désormais une réalité à Anclades, ayant été livré le 5 octobre. Installée dans un nouveau bâtiment de 500 m² construit par le groupe Scanpy, cette technologie de pointe vient compléter le centre de radiologie existant. L'IRM, pesant quatre tonnes et dotée d'un aimant de 1,5 Tesla, a nécessité des aménagements spécifiques pour son installation. Après plusieurs années de démarches, la ville de Lourdes dispose ainsi de sa propre IRM, un symbole fort pour le développement local de l'offre de soins.
Le calendrier est désormais fixé : le premier patient est attendu le 26 octobre. Ce projet s'inscrit dans la continuité du développement du centre de radiologie Paulo Coelho, géré par le groupe Scanpy, qui avait ouvert fin 2024 et proposait déjà un pôle de sénologie. L'obtention de l'accord de l'Agence Régionale de Santé et la construction de l'extension ont été des étapes clés pour concrétiser cette implantation.
L'objectif principal de cette nouvelle acquisition est de renforcer durablement le plateau d'imagerie disponible à Lourdes. L'équipement est référencé en secteur conventionné, garantissant un accès sans dépassement d'honoraires pour tous les patients, qu'ils soient du secteur public ou privé. Le maire, Thierry Lavit, a souligné l'importance de ce partenariat éthique public-privé, réunissant moyens et compétences pour répondre aux besoins de santé du territoire.
Cette logique de complémentarité s'étend à l'hôpital local, visant à créer un maillage où chaque acteur – hôpital, médecins libéraux, structures privées – joue son rôle. L'IRM d'Anclades s'intègre ainsi dans un ensemble plus large dédié à la santé. La ville cherche depuis plusieurs années à faire d'Anclades une véritable zone de soins, complétant le Centre de santé municipal Didier Garnier.
Un pôle de santé pluridisciplinaire est en cours de développement à Anclades, porté par INITIAL Santé et SNC ADIC. Ce projet, qui pourrait s'étendre sur 1 500 à 2 000 m², vise à accueillir des soins de premier recours, des généralistes, des dentistes, des kinésithérapeutes, et des plateformes dédiées aux pathologies du sommeil, à l'orthophonie, la psychologie, l'ostéopathie et la podologie. L'ambition est de faciliter le parcours des patients en regroupant diverses spécialités médicales et paramédicales.
Thierry Lavit explique que cette concentration d'équipements et de services médicaux rend le territoire plus attractif pour les professionnels de santé et les nouvelles populations. L'installation de l'IRM est vue comme un 'effet domino', susceptible de favoriser l'arrivée de nouveaux projets, notamment en ophtalmologie, et de renforcer l'offre de proximité.




