Le don d'organes et de tissus est essentiel pour les patients atteints de maladies chroniques au stade terminal. En France, le nombre annuel de greffes a augmenté pour atteindre 6 148 en 2025. Cependant, plus de 23 000 patients sont toujours en attente d'une greffe adaptée, et près de 1 000 personnes décèdent chaque année faute de greffon, soit environ 3 par jour.
Sans don, pas de greffe. Les opportunités pour de nombreux malades dépendent des choix individuels, de l'absence de refus exprimé de son vivant et de la communication de ce choix à l'entourage. Le don concerne les organes (rein, foie, cœur, poumon, pancréas, intestin) et les tissus (cornée, vaisseaux, peau, valves cardiaques, os).
Lorsqu'une personne décède, la cellule de coordination de prélèvement de l'établissement se rapproche de la famille pour connaître la volonté du défunt. En l'absence de refus exprimé et vérifié sur le registre national, le prélèvement est effectué par une équipe spécialisée. Les organes sont ensuite transportés vers les hôpitaux autorisés pour la greffe, tels que les CHU de Toulouse et Montpellier en Occitanie. Le corps du donneur est rendu à la famille après le prélèvement.
Une fois la greffe réalisée, les symptômes de l'insuffisance d'organe sont régulés et les traitements de suppléance peuvent être arrêtés. Un traitement immunosuppresseur à vie est cependant nécessaire pour prévenir le rejet. La greffe rénale, par exemple, permet un retour à une vie quasi-normale en évitant les séances de dialyse.
Le principe du consentement présumé s'applique : nous sommes tous donneurs présumés, sauf refus exprimé de notre vivant. Les équipes médicales sollicitent les proches pour recueillir leur témoignage sur la volonté du défunt. Le don après le décès est possible à tout âge. Il est recommandé de faire connaître son choix clairement à son entourage, par écrit de préférence.
Chacun peut s'opposer au don de ses organes ou tissus. La loi prévoit trois moyens pour exprimer son refus : l'inscription sur le registre national des refus, un refus écrit daté et signé remis aux proches, ou un refus oral retranscrit par les proches sur un écrit signé.
Le don vivant ne peut bénéficier qu'à une personne proche, sous conditions médicales strictes et après consentement libre et éclairé du donneur majeur. Ce consentement est révocable jusqu'à l'opération. Le donneur est informé des conséquences prévisibles et des risques éventuels.
L'ARS Occitanie déploie un plan d'actions régional pour faciliter les prélèvements et greffes d'organes et de tissus, en déclinaison du Plan ministériel pour le prélèvement et la greffe d’organes 2022-2026 et du Projet régional de santé d’Occitanie 2023-2028.




