TFNB : la mobilisation des agriculteurs du Tarn obtient un dégrèvement de 60% pour les prairies

Face à une annonce jugée inéquitable par la Chambre d'agriculture, la profession s'est unie pour obtenir une révision du taux de dégrèvement des prairies.

Image générique de mains tenant des documents agricoles et fiscaux.
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Image générique de mains tenant des documents agricoles et fiscaux.

Les élus de la Chambre d'agriculture du Tarn ont obtenu, après une mobilisation rapide, une revalorisation du taux de dégrèvement de la Taxe Foncière Non Bâtie (TFNB) pour les prairies, aligné sur celui de l'Aveyron.

Initialement conviés le 1er octobre à la Direction Départementale des Finances Publiques (DDFIP) pour discuter des dégrèvements de la Taxe Foncière Non Bâtie (TFNB), les représentants de la Chambre d'agriculture du Tarn ont été surpris d'apprendre un changement de règles par l'État, en cette année de sécheresse historique. Au lieu d'une négociation, une simple annonce des taux "harmonisés" par la Préfecture de Région leur a été faite.
Les taux prévus par la Direction Départementale des Territoires (DDT) pour le Tarn étaient de 60% pour les terres arables, 50% pour les prairies et 40% pour l'arboriculture. Cependant, les agriculteurs présents ont rapidement constaté que des départements voisins, comme l'Aveyron, bénéficiaient d'un taux de dégrèvement plus important pour les prairies, suscitant incompréhension et débats.
Le président de la Chambre d'agriculture du Tarn, Sébastien Bruyère, a exprimé sa colère face à cette différence de traitement, soulignant les similitudes des bassins de production pour l'élevage avec l'Aveyron. Il a remercié la profession agricole pour son unité et sa solidarité sur ce dossier.
Suite à l'opiniâtreté du président Bruyère, l'État a finalement revu sa décision. Quelques heures après la réunion, la nouvelle est tombée : le taux de dégrèvement pour les prairies tarnaises sera finalement aligné sur celui de l'Aveyron, atteignant 60%.
"On voit que lorsqu'on s'y met tous ensemble on peut faire bouger les lignes, l'union fait la force", s'est félicité Sébastien Bruyère. Il a toutefois regretté que l'État n'ait pas été plus généreux, compte tenu de la catastrophe agricole en cours et de la faiblesse du plan CASI.
Les viticulteurs devront quant à eux patienter pour connaître le taux de dégrèvement de la TFNB qui les concerne, décision également prise au niveau de la Préfecture de Région. Par ailleurs, un effort de communication sera mené cette année concernant l'obligation pour les propriétaires de reverser ce dégrèvement à leurs fermiers.
Information rédigée à partir de la source officielle : Chambre d'agriculture - Tarn (07/10/2026)