Aides agricoles : de nouvelles mesures annoncées par la ministre

La ministre de l'Agriculture a présenté un plan de soutien comprenant des prêts à taux zéro, des rééchelonnements et des aides renforcées pour les exploitants.

Image générique de mains d'agriculteur tenant de la terre sèche, avec des champs flous en arrière-plan sous un soleil lumineux.
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Image générique de mains d'agriculteur tenant de la terre sèche, avec des champs flous en arrière-plan sous un soleil lumineux.

La ministre de l’Agriculture a annoncé à Cournon une série de mesures pour soutenir les exploitations agricoles, incluant des prêts à taux zéro et des aides renforcées.

Lors du Sommet de l’élevage à Cournon, le 8 octobre, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a dévoilé un ensemble de mesures complémentaires au plan CASI, visant à soutenir les agriculteurs face aux difficultés rencontrées.
Parmi les annonces figurent des prêts à taux zéro pour un encours de 2 milliards d’euros, destinés à couvrir les besoins de trésorerie, notamment l'achat de fourrage et d'intrants. L'État prendra en charge les intérêts de ces prêts, qui seront présentés sous forme d'amendement au projet de budget pour 2027.
Un dispositif spécifique est également prévu pour les nouveaux installés (moins de 5 ans d'activité). En cas de report d'échéance de remboursement du capital, l'État pourra couvrir les intérêts et surcoûts associés.
Le fonds de réarmement agricole bénéficie d'une enveloppe supplémentaire de 21 millions d'euros, portant son dotation nationale à 256 millions d'euros.
Les guichets d’aide au GNR pour les consommations d'avril, mai et juin 2026 seront rouverts pendant deux mois, permettant aux exploitants n'ayant pu déposer leur demande dans les délais initiaux d'en bénéficier. De plus, l'aide au GNR est prolongée jusqu'au 31 décembre 2026.
Le guichet exceptionnel d'aide à l'achat d'engrais azotés simples, également prolongé jusqu'au 31 décembre 2026, est assoupli. Les exploitants peuvent désormais déposer un bon de commande avant transmission de la facture acquittée.
Concernant l'assurance prairie, la ministre a reconnu la nécessité d'améliorer l'évaluation des pertes par satellite, signalées comme pouvant atteindre 20 % d'écart avec les observations de terrain par les syndicats. La carte de l'indice de pertes à fin septembre sera publiée, et les préfets devront comparer les résultats satellitaires aux observations locales d'ici fin octobre.
Information rédigée à partir de la source officielle : Chambre d'agriculture - Haute-Garonne (15/10/2026)