Des plantes détectent le manque de nutriments en modifiant leur production de protéines

Une nouvelle étude révèle comment les plantes ajustent leur métabolisme grâce à des ARN de transfert modifiés, influençant leurs interactions avec le microbiote.

Image générique de cellules végétales et de molécules scientifiques.
IA

Image générique de cellules végétales et de molécules scientifiques.

Une unité de recherche de l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), en collaboration avec plusieurs universités et le CNRS, a découvert qu'un élément essentiel à la fabrication des protéines joue un rôle clé dans l'adaptation des plantes au manque de nutriments.

Pour survivre et se développer, les plantes doivent en permanence évaluer les ressources dont elles disposent et ajuster leur activité métabolique en conséquence. Une unité de recherche de l’Université Perpignan Via Domitia (UPVD), sous tutelle CNRS et en collaboration avec les Universités de Montpellier, Lorraine, Cologne et Düsseldorf, ainsi qu’une équipe CNRS de Strasbourg, montre qu'un élément essentiel à la fabrication des protéines peut jouer un rôle central dans cette adaptation.
L’étude porte sur trois ARN de transfert (ARNt), de petites molécules indispensables à la production des protéines. Lorsque ceux-ci perdent un groupe chimique contenant du soufre, certaines protéines sont produites en moindre quantité. Cette modification entraîne une réorganisation importante du métabolisme de la plante.
Les chercheurs observent notamment une variation dans la production de plusieurs acides aminés et molécules contenant du soufre, essentiels au fonctionnement de l’organisme. Plus surprenant encore, ces changements perturbent également la capacité des plantes à interagir avec leur microbiote, c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes qui vivent en association avec elles.
Ces résultats suggèrent que la plante pourrait interpréter la perte de ce groupe soufré comme un signal de manque de nutriments. Elle déclencherait alors une véritable réponse d’adaptation, modifiant la production de protéines et de métabolites essentiels ainsi que ses interactions avec les bactéries de son environnement.
Cette étude a fait l’objet d’une publication dans Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS), l’une des revues scientifiques internationales les plus prestigieuses en matière de sciences exactes et expérimentales (biologie, médecine, climat, écologie, …).
Information rédigée à partir de la source officielle : Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) (19/10/2026)