Fruit d’une réflexion engagée dès le début des années 2000 avec les acteurs agricoles et les partenaires du territoire, le projet « Haut-Languedoc Terres Nourricières » se déploie sur l’ensemble du territoire du Parc ainsi que sur les communes d’Azille (Aude), Paulinet et Revel (Tarn). Il s'articule autour de 12 actions complémentaires.
L'ambition commune est de maintenir une agriculture vivante et nourricière, de renforcer l’autonomie alimentaire locale et d’accompagner l’adaptation des productions agricoles au changement climatique. Trois enjeux majeurs guident cette démarche : lutter contre la déprise agricole en facilitant l’installation et la transmission des exploitations, renforcer la résilience alimentaire du territoire en rapprochant producteurs et consommateurs, et adapter les productions agricoles au changement climatique en favorisant les variétés anciennes et locales.
Pour préserver les terres et favoriser l’installation, le projet vise à constituer des unités foncières viables, faciliter la transmission des exploitations et reconquérir des terres inutilisées. Il accompagne également les élus locaux dans la connaissance des outils de préservation du foncier agricole.
Concernant la résilience alimentaire, le projet ne vise pas une autonomie totale mais cherche à renforcer la capacité du territoire à répondre localement aux besoins. Deux objectifs sont poursuivis : favoriser les liens entre producteurs locaux et consommateurs, et augmenter la quantité, la diversité et la qualité des productions végétales locales destinées à l’alimentation humaine, notamment le maraîchage.
Face au changement climatique, l'agriculture du Haut-Languedoc doit renforcer sa capacité d’adaptation. Le projet encourage le développement de variétés anciennes, locales et rustiques, et favorise le retour de l’arbre dans les systèmes agricoles via l’agroforesterie pour créer des microclimats, apporter de l’ombre, préserver les sols et améliorer la résilience.
Les 12 actions concrètes incluent la remobilisation de terres agricoles, l’éco-débroussaillage, les espaces tests agricoles, l’agroforesterie, le maraîchage bio-intensif, le développement de filières locales (blé barbu de Lacaune, seigle d’Anglès, oignon de Tarassac), la mise en réseau des producteurs et des épiceries, ainsi que des échanges gourmands.
Ce projet repose sur une importante dynamique de coopération entre acteurs agricoles, collectivités, associations et structures de développement territorial, incluant l'ADEART, Terre de Liens, les Chambres d’agriculture de l’Hérault et du Tarn, la SAFER, et d'autres partenaires locaux.




